Une collègue du département suit depuis plusieurs années une formation sur son temps personnel, principalement les samedis et dimanches.
Cette année, quatre journées de formation en visioconférence sont également prévues des vendredis. Elle sollicite donc auprès de son administration les autorisations d’absence correspondantes.
Dans un premier temps, son IEN lui indique oralement qu’elle pourrait bénéficier de deux journées avec traitement et de deux journées sans traitement.
Mais 15 jours après avoir fait sa demande et obtenu un accord oral, patatra, la veille pour le lendemain son IEN revient sur sa parole !
Pour quelle raison une demande déposée le 30 septembre n’a-t-elle fait l’objet d’une décision que le 15 octobre, soit la veille de l’absence sollicitée ?
Pour sa première journée de formation, prévue vendredi 16 octobre, la collègue a adressé sa demande d’autorisation d’absence le 30 septembre. Un accord oral lui est donné rapidement…
Avant que sa hiérarchie fasse volte-face : le jeudi 15 octobre. La veille.
Après plus de deux semaines sans réponse écrite, la collègue apprend d’abord par téléphone que son autorisation d’absence est finalement refusée.
Le refus écrit lui est ensuite transmis, avec pour seule justification : « Hors cadre réglementaire. »
Est-ce ainsi que notre administration considère ses personnels
Si cette demande était considérée comme irrecevable, pourquoi avoir attendu deux semaines pour le lui signifier ?
Pourquoi laisser une collègue organiser sa formation et sa vie personnelle pendant plus de quinze jours avant de lui annoncer, la veille, qu’elle ne pourra finalement pas s’absenter ?
Et que vaut désormais la parole donnée par un supérieur hiérarchique si elle peut être remise en cause sans préavis quelques heures avant l’absence concernée ?
Pour le SNUDI-FO 86, les personnels ne peuvent pas continuer à être ainsi placés devant le fait accompli et être traités de la sorte.
Le SNUDI-FO 86 saisit immédiatement la DASEN
Dès que nous avons été informés de cette situation, le SNUDI-FO 86 a écrit à la Directrice académique (DASEN-IA) afin de demander le réexamen en urgence de cette décision.
Nous lui avons indiqué que les conditions dans lesquelles ce refus était notifié plaçaient notre collègue dans une situation particulièrement difficile, voire maltraitante.
Nous lui avons demandé d’intervenir afin que notre collègue ne subisse pas les conséquences d’un fonctionnement incompréhensible, et dont elle n’est en rien responsable.
ÇA SUFFIT !
Refus communiqués au dernier moment, réponses contradictoires, engagements remis en cause, absence de réponse pendant des jours ou des semaines, collègues ballotés d’un interlocuteur à l’autre…
Les personnels en ont assez de ces pseudos discours de bienveillance que leur adresse sans cesse hiérarchie et Ministres, quand dans le même temps nous continuons à être traités régulièrement comme des sous-fifres ! Cette situation l’illustre encore une fois !
Les enseignants ne sont pas des pions que l’on déplace sur un plateau de jeu, il n’y a plus de seigneurs et de serfs !
Ils ont une vie personnelle, des engagements, des projets, des formations. Ils sont en droit d’attendre de leur employeur des réponses claires, cohérentes et données dans des délais raisonnables.
Le SNUDI-FO 86 refuse que le mépris, l’arbitraire et les injonctions contradictoires deviennent un mode ordinaire de gestion des personnels.
Vous êtes confronté à une situation similaire ? Contactez le SNUDI-FO 86.
Ne restez pas seul face à l’administration : notre force c’est le collectif !
Faites-nous remonter les refus tardifs, les décisions contradictoires, les engagements non tenus et toutes les situations dans lesquelles vous estimez ne pas être traité avec le respect qui vous est dû.
Le SNUDI-FO 86 interviendra chaque fois que nécessaire pour défendre les collègues.
Nos droits doivent être respectés.
Les personnels doivent être respectés.
Ça suffit !

Jeudi 15 octobre 2026
Urgent : Demande de réexamen d’une autorisation d’absence
Madame la Directrice académique,
Nous sollicitons votre intervention concernant le refus d’autorisation d’absence opposé à notre collègue, XXXXXXXX, enseignante à l’école élémentaire XXXXX XXXXX à Poitiers, pour une journée de formation prévue le 16 octobre.
Après avoir initialement reçu un accord oral pour quatre journées de formation, dont deux avec traitement et deux sans traitement, notre collègue n’a appris que ce midi que son autorisation était finalement refusée, au motif « hors cadre réglementaire ».
Cette décision, notifiée ainsi la veille alors que la demande avait été déposée le 30 septembre, la place dans une situation particulièrement difficile, voire maltraitante. Après quatre années d’autorisations accordées, ce changement de position est d’autant plus incompréhensible.
Nous vous demandons de bien vouloir intervenir auprès de l’IEN afin que cette décision soit réexaminée en urgence et que notre collègue puisse bénéficier de l’autorisation initialement envisagée.
Nous comptons sur votre compréhension et votre intervention pour que notre collègue ne subisse pas les conséquences de cette situation.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice académique, l’expression de nos salutations respectueuses.
Fabien Vasselin,
Secrétaire général du SNUDI-FO-86


