Confinement et fermetures des écoles : les consignes tardent...
Publié; le 2 avril 2021 | snudi FO

L'IMPRÉPARATION, CA NE S'IMPROVISE PAS...

 

Audience avec le ministre du 1er avril : Les représentants du ministre ont éludé un grand nombre de questions se bornant à indiquer que de nouvelles réunions seraient proposées, notamment pour répondre aux questions sur les tests, la vaccination, le nouveau protocole pour la rentrée.

La question du recrutement n’est visiblement toujours pas à l’ordre du jour pour le ministre. Ils ont indiqué que les publics prioritaires pour l’accueil seraient définis en réunion interministérielle et étaient en voie de finalisation.

  

Intervention de la FNEC FP-FO lors de l’audience multilatérale du 1er avril (à lire en PJ)


Monsieur le Directeur de Cabinet,


Aucun personnel, aucun parent d’élève ne peut se satisfaire du fait que les élèves soient une nouvelle fois privés d’école.


C’est la conséquence du refus d’ouvrir de nouveaux lits dans les hôpitaux. La réalité, c’est que, pendant la pandémie, le gouvernement a continué à fermer des lits et il prévoit même de fermer des hôpitaux comme Beaujon et Bichat.


C’est la conséquence du refus constant de créer les postes nécessaires dans l’Éducation nationale, par le biais de la liste complémentaire du concours, alors que votre ministère a rendu des centaines de millions d’euros au budget pour l’année 2020 !

Si l’éducation est le « combat du siècle » comme vient de le dire le Président Macron, alors pourquoi n’annule-t-il pas immédiatement toutes les suppressions de postes et de classes dans les écoles, collèges et lycées prévues à la rentrée ? Pourquoi ne crée-t-il pas immédiatement les postes et classes nécessaires, pourquoi ne recrute-t-il pas tous les fonctionnaires nécessaires et donne enfin un vrai statut et un vrai salaire aux AESH, pourquoi n’abandonne-t-il pas les PIAL ?

Confinement : Un jour sans fin

Les responsables sont au ministère et au gouvernement !

Ainsi, une nouvelle fois, des décisions sont arrêtées sans aucune discussion préalable. Les congés scolaires sont avancés, une semaine d'enseignement en distanciel - a minima - mis en place alors que le ministre tweetait lundi dernier "we hate on-line éducation"- sans que les organisations syndicales représentatives ne soient consultées. Ce gouvernement n'anticipe rien, subit les vagues successives et réagit plus qu'il n'agit.

Il y a un an, le 12 mars 2020, Jean-Michel Blanquer indiquait : « Dans cette nouvelle étape de lutte contre le coronavirus, nous fermons les écoles, les collèges et les lycées. Chaque académie y est préparée sur le plan pratique et pédagogique. Le déploiement de notre système d’enseignement à distance va s’enclencher pour toute la France. » 

Cette fanfaronnade toute macronnienne n'avait pas résisté à la rigueur des faits.

Aujourd'hui, les enseignants et les familles se retrouvent dans le même dénuement face à l'enseignement à distance.

Depuis un an, chaque étape a été marquée par des mensonges, des atermoiements, des contradictions. Le SNUDI-FO 86 n'a cessé de demander des consignes claires et uniformisées pour tous, et de réclamer des masques, des tests, des vaccins. On nous a répondu que les masques et les tests étaient inutiles, que les élèves n'étaient pas contaminants, que les enseignants n'étaient pas prioritaires pour la vaccination. 

La doxa rabâchée à longueur d'interviews était : "on ne ferme pas les écoles". Laisser les écoles ouvertes, OUI ! Mais à condition de s'en donner les moyens !

Or, chacun peut constater aujourd'hui que RIEN n'a été fait pour éviter cette fermeture !

En fait, c'est le chaos que le ministère a organisé.

Maintenant que cette fermeture est inéluctable, le dispositif de « continuité pédagogique » est, à nouveau, totalement improvisé, quoi qu'en dise le ministre ou ses représentants. Rappelons que lors du premier confinement, le système s'était montré incapable d'absorber les millions de connexions simultanées.

Par ailleurs, à l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune consigne n’a été donnée dans les écoles, et chacun sait, pour l’avoir déjà vécu, que c’est bien au dernier moment qu’il va falloir s’organiser. Oui, c’est bien au dernier moment que les directeurs et les directrices d’écoles devront organiser, pour 3 jours, les communications avec les parents d’élèves et les réponses à leurs demandes légitimes.

Le SNUDI-FO 86 rappelle que le télétravail est réglementé. Lors du premier confinement, les enseignants ont pu faire l’expérience du travail en distanciel qui a conduit certains collègues à l’épuisement, au burn-out.

Le SNUDI-FO 86 appelle les professeurs des écoles du département à prendre du recul par rapport aux exigences institutionnelles et à refuser d’être culpabilisés : personne n’est responsable de la situation que nous vivons, exceptées nos autorités administratives dans la gestion de cette crise et plus largement les gouvernements successifs qui n'ont eu de cesse ces dernières années de détruire notre Fonction Publique.

Anticiper c’est créer les postes, annuler toutes les fermetures de classe et protéger les personnels et les élèves

Depuis des mois, nous subissons la désorganisation dans nos écoles et la cacophonie ministérielle. Depuis des mois, nous demandons des moyens et des décisions claires de nos responsables. Mais depuis un an, les effets d’annonce se substituent au réel traitement des problèmes.

Les protocoles, souvent hors sol, ont succédé aux protocoles, aggravant la charge de travail et la responsabilité des enseignants et des directeurs d'écoles. 

Et le SNUDI-FO 86 l'affirme : sans réel plan pour la reprise des cours fin avril, nous serons dans la même situation quelques semaines plus tard.

MASQUES, TESTS, ÉQUIPEMENT DES CLASSES, VACCINATION, RÉDUCTION DES EFFECTIFS : SUBSTITUER À L'INCURIE, À L'IRRESPONSABILITÉ ET AUX OPÉRATIONS "ÉCRANS DE FUMÉE" DU MINISTÈRE, UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE PROTECTION DES PERSONNELS ET DES ÉLÈVES.

Le ministère doit dès maintenant planifier une campagne massive de tests dans les écoles, garantir la vaccination des enseignants volontaires, équiper les classes de dispositifs de traitement de l'air, et REDUIRE les effectifs et les effets de brassage d'élèves par un recrutement massif d'enseignants avec en urgence l’ouverture de la liste complémentaire.

Enfin, le SNUDI-FO 86 rappelle qu'il est de la responsabilité de l’employeur Education Nationale, de respecter ses obligations en matière de santé et sécurité.

cale




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Communiqué FNEC-FP-FO 01-04-21
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