Psy-EN EDA : le SNUDI-FO reçu en audience au ministère le 10 février
Publié; le 5 mars 2021 | snudi FO

AUDIENCE AU MINISTÈRE PSY-EN EDA

Le SNUDI-FO a porté les revendications des Psy-EN EDA :


Projet de loi 4D (lire ici):

Le Ministère a affirmé que les PsyEN ne seraient pas concernés par ce projet de loi qui vise à transférer aux régions les médecins et les infirmières scolaires.

Le SNUDI FO et sa fédération, la FNEC FP FO, demandent l’abandon du projet de loi 4D.


Créations de postes :

Le ministère dit avoir ouvert 110 postes au concours, soit 5 de plus que l’année dernière, ce qui correspondrait aux départs à la retraite des Psy-EN EDA.

Pour les postes vacants dans les départements, les Rectorats devront faire appel à des contractuels en lieu et place des postes de titulaires.

Le SNUDI-FO revendique l’augmentation significative des places au concours ainsi que les créations de postes en nombre suffisant pour avoir un RASED complet pour 800 élèves pour avoir des PsyEN EDA remplaçants.


Dotation individuelle, frais, moyens matériels :

Concernant les budgets de fonctionnement et des besoins spécifiques (bureau, ligne téléphonique, internet), le Ministère s’étonne que les Psy-EN EDA doivent « quémander » les subventions auprès des élus locaux. Il serait envisagé de donner consigne aux IEN de prendre contact auprès des élus pour assurer un budget à hauteur des besoins de chaque Psy-EN et d’assurer les conditions adéquates.

Le SNUDI-FO revendique des moyens matériels (bureau, matériel informatique, fournitures, matériel de test, …), à hauteur des besoins de chacun, assurés par l’administration (Rectorat, DSDEN) ainsi qu’une dotation individuelle permettant le remboursement des frais réels de chaque déplacement.


Prime REP ou REP+ :

Le Ministère reconnait qu’il n’a pas les « outils » nécessaires pour indemniser les Psy-EN selon le décret n° 2019-8 du 4 janvier 2019 dans lequel il est indiqué que, pour percevoir ces indemnités, les Psy-EN doivent « exercer » dans les écoles REP et REP+.

Le SNUDI-FO va engager une campagne pour que les Psy-EN EDA puissent percevoir cette indemnité, avec effet rétroactif.


MDPH, services extérieurs, structures spécialisées :

Une réflexion va être entamée par rapport à l’impact des demandes des MDPH dans le cadre de l’école inclusive. Le Ministère reconnaît la forte augmentation des demandes qui s’est traduite par le recrutement massif d’AESH et réfléchit à réduire les notifications.

Quant aux demandes des services extérieurs (CMP, médecin traitant, neuropsychiatre, …), le Ministère accepte qu’un rappel soit adressé aux DASEN pour soutenir les Psy-EN EDA face à ces injonctions extérieures.

Opposé à l’inclusion systématique, différente d’une adaptation pour chaque élève, le SNUDI-FO demande le maintien des établissements spécialisés (IME, ITEP, Hôpital de jour, …) ainsi que l’augmentation de leurs places.


Formation continue, analyse de pratique :

Au printemps, des réunions auront lieu afin de redéfinir la formation continue des Psy-EN. La question de la supervision pour les PsyEN EDA est à l’étude.

Le SNUDI-FO revendique une formation continue répondant aux besoins des PSyEN EDA et le remboursement de la « supervision », essentiel pour échanger sur leurs retours de pratique.


Détachement en 2022, mouvement intra-académique :

En 2022, le détachement pour 5 ans, obtenu en 2017, pourra être prolonger de 5 ans si le Psy-EN le souhaite, avec maintien sur le poste occupé.

Au niveau du mouvement intra-académique, le Ministère doit rappeler aux Rectorats de proposer la possibilité d’obtenir des vœux « établissement » en plus de ceux de circonscription.


Harmonisation PPCR :

Enfin, le Ministère reconnaît que, dans le cadre de PPCR et des rendez-vous de carrière, les avis pouvaient différer selon le Recteur ou le DASEN car le PPCR doit désigner ceux qui sont « aptes à être promu(e) » selon leur propre conception du « mérite »

Le SNUDI-FO revendique l’abandon de PPCR et son évaluation arbitraire des personnels.

cale




SPIP 3.2.1 [23954] habillé par le Snudi Fo