CAPD 28-08 - mouvement, ineat-exeat, promotion classe exceptionnelle
Publié; le 28 août 2019, mis à jour le 4 septembre 2019 | snudi FO

Chers collègues,


La CAPD mouvement s'est réunie ce jour suite au groupe de travail du 27 août.


A l'issue des affectations manuelles et des nominations d'office au barème, une trentaine de collègues en surnombre ont été affecté sur des postes de Brigade de remplacement.


Le Snudi-FO86 a informé de leur affectation par SMS les collègues qui ont complété la fiche de suivi syndicale.

Pour connaître votre affectation, des précisions, des informations : contactez le 06.60.41.34.85 ou  07.81.81.50.44.


Syndicalement.


Fabien Vasselin

Représentant Snudi-FO86 à la CAPD de la Vienne

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Déclaration Snudi-FO86 (CAPD du 28 août 2019)



Monsieur le DASEN, Mesdames et Messieurs les membres de la CAPD,



Alors que le Ministre a réussi à mettre en place de la musique pour les rentrées de septembre dans les écoles, et qu'il s'attache encore à remplir l'objectif d'une réforme du BAC qui n'aura d'autre vocation que de le détruire, nous aurions aimé souhaiter à nos collègues une rentrée sereine et aux mœurs adoucis.



Il n'en sera rien.



La farandole des CAPD provoquée par la mise en place de ce nouveau mouvement n'est qu'une illustration de plus de la régression de nos conditions de travail sous couvert d'un mot vidé de son sens : le progrès.



Le Ministre doit endosser la responsabilité de ce mouvement chaotique qui malmène les personnels depuis le mois de mai. Il accable d'une charge de travail harassante ceux des DPE5 et d'une charge de stress inutile les collègues enseignants, affectés tardivement, voire partis en congés d'été sans savoir quel serait leur poste pour cette rentrée.



L'impact de ces dysfonctionnements du mouvement et des affectations tardives qui auront lieu (nous l'espérons) aujourd'hui est en réalité bien plus conséquent. En effet, les collègues qui seront complétés sont eux-aussi restés en attente de connaître leur complément de service, et souvent des équipes entières n'ont pas pu envisager sereinement l'organisation de la rentrée avant les congés. Nous vous rappelons également qu'il peut être plus que difficile d'aborder certains niveaux de classe pour lesquels un enseignant n'aurait que peu d'expérience (en maternelle par exemple) et que la programmation des enseignements de l'année demande un temps important de préparation.



Nous vous avions alerté, Monsieur le DASEN, dès l'annonce en janvier 2019 de la mise en place de ce nouveau mouvement, qu'il rendrait fastidieuse la phase d'affectation « à la main ». La preuve est donc faite. Au regard de la quantité de demandes spéciales qui vous ont été adressées depuis l'ouverture du mouvement 2019, il est facile de comprendre qu'une seconde phase de mouvement, telle qu'elle existait auparavant, avec saisie des vœux informatiques, permettait d'éviter largement la charge de travail imposée à vos services, et le stress incessant de nos collègues, toujours en attente de savoir s'ils pourront exercer sur un type de poste ou une localité qui leur convient.



Voilà donc le visage du monde moderne, tourné vers le changement et le progrès, celui qui dénigre les droits et les acquis qu'il définit comme « d'un autre temps », mais qui n'en finit plus de nuire et dégrader nos conditions de travail, plaçant les collègues de notre département comme de tout le pays, en situation de vivre une rentrée de toutes les urgences.



Les directrices et les directeurs sont d'ailleurs déjà aux premières loges, certains ayant même à faire remonter à leur secrétariat de circonscription les noms des collègues affectés sur leur école. Mission délicate quand on attend encore que la CAPD détermine près de 150 affectations restantes.



Nous profitons de cette occasion pour vous demander, Monsieur le DASEN, si toutes les circonscriptions de la Vienne seront bien dotées de personnels de secrétariat en nombre suffisant pour permettre à tous de travailler dans des conditions normales ?



Si les vacances ont pu élimer une petite part du stress provoqué par ces dysfonctionnements de mouvement, nous ne doutons pas que la rentrée sera l'occasion de le relancer au plus vite, et nos collègues seront dès avant le 1er jour, sous-pression.



Ce dernier point nous amène à la question des PES, fonctionnaires-stagiaires privilégiés en matière de pression et de stress, qui ont pris connaissance de l'issue de l'année de formation 2018-2019 : 13 convocations en CAPE, 6 renouvellements et 4 licenciements. Un record !



Les OS du 1er degrés ont été reçues par M. Monlun, représentant du Recteur, le 25 juillet, afin de demander que soit levée la décision de licenciement pour 3 des 4 PES concernées, celles qui ont décidé d'adresser un recours à M. le Recteur.

Nous avions alors insisté sur l'importance de donner une réponse au plus vite à ces 3 collègues pour qui l'avenir reste suspendu à la décision de leur laisser une possibilité de renouveler leur année de stage, comme préconisé par l'ESPE sur l'avis émis en fin de formation.

Il a également été évoqué le fait d'ouvrir des discussions avec les OS afin d'envisager des améliorations pour les conditions de formation des PES.

Comment donnerez-vous suite à cette demande ?



Nous vous demandons M. le DASEN de bien vouloir nous éclairer sur ces questions, rappelant en passant que pour FO une formation efficace doit permettre à tous d'entrer dans le métier en étant opérationnel, et non de vivre une année de stress accablante, à l'issue de laquelle des stagiaires sont licenciés malgré des rapports de stage indiquant progrès et prise en compte des conseils.

Le Snudi-FO86 demande qu'une deuxième année de stage soit proposée aux 4 stagiaires licenciées.



Je vous remercie pour votre écoute


cale




SPIP 3.2.1 [23954] habillé par le Snudi Fo