4 AVRIL : de nombreuses écoles fermées ! Tous au rassemblement, tous à l’AG intersyndicale !
Publié; le 2 avril 2019, mis à jour le 4 avril 2019 | snudi FO

Chers collègues,

 

La grève le 4 mars pour le retrait des mesures et du projet de loi Blanquer s’annonce massive partout, y compris dans la Vienne.

 

Dans le département, d’après les premières remontées ce sont déjà de nombreuses écoles qui annoncent qu’elles seront fermées :

-        Charles Perrault Poitiers

-        Daudet élémentaire Poitiers

-        Damien Allard Poitiers

-        Micromégas maternelle Poitiers

-        Micromégas élémentaire Poitiers

-        Brassens élémentaire Poitiers

-        Mignaloux maternelle

-        Benassay

-        Lavausseau

-        Dissay maternelle

-        Jazeneuil

-        Sammarçolles

-        Avanton maternelle

-        Vouneuil Sur Vienne

-        Buxerolles bourg élémentaire

-        . (continuez à nous informer)

 

Dans de nombreuses autres écoles la grève sera très majoritairement suivie : Ferry Châtellerault, Bouloux élementaire Poitiers, Quinçay maternelle, Quinçay élémentaire, JY Cousteau Vouneuil s/s Biard maternelle et élémentaire, Tony Lainé maternelle et élémentaire Poitiers, La Chapelle Moulière, Buxerolles bourg maternelle, Cissé maternelle, Puylonchard Cissé, Jaunay-Marigny Paul Eluard, Rossignol Montmorillon, Pleumartin, Tercé,. (Continuez à nous informer)

 

Les ATSEM se joignent aux enseignants sur de nombreuses écoles maternelles.

Des assemblées se sont tenus dans de plusieurs collèges et lycées, et de nombreux professeurs ont décidé de rejoindre le mouvement pour exiger eux aussi le retrait du projet de loi Blanquer.

 

Le Snudi-FO86 appelle tous les collègues grévistes à venir nombreux au rassemblement et à l’Assemblée Générale départementale intersyndicale : lire ci-dessous l’appel commun.


Syndicalement.


Vos représentants FO




Abandon du projet de loi Blanquer

Toutes et tous en grève le jeudi 4 Avril



Les enseignantes et enseignants se mobilisent face à la politique éducative, rétrograde et libérale, conduite actuellement à marche forcée au mépris de leur expertise professionnelle et déjà sanctionnée par l’ensemble de la communauté éducative.

Elles et ils rejettent notamment le projet de loi « pour l’école de la confiance », un texte qui ne permettrait en rien d'améliorer la réussite de tous les élèves et bouleverserait radicalement le fonctionnement et la structure de l’école avec notamment la création de regroupements écoles-collège.

Nos organisations dénoncent les menaces de sanctions et pressions exercées à l’encontre des personnels et défendent leur liberté d’expression.

Nos organisations sont engagées dans ces mobilisations, soutiennent les actions menées localement et appellent à les développer avec tous les personnels.

Lors des manifestations organisées sur tout le territoire samedi 30 mars, les enseignantes et enseignants ont été rejoint-es par des parents d’élèves, des élu-es ou simplement des citoyen-nes.

Nos organisations estiment nécessaire de poursuivre et d’amplifier les mobilisations. Elles appellent à faire du jeudi 4 avril un prochain temps fort de mobilisations pour obtenir l’abandon du projet de loi Blanquer sur l’Ecole.



CONTRE la loi Blanquer, POUR un service public de qualité

Rassemblement et sit-in

10 h : Porte de Paris

(Distribution de tract à la population)

10h30 : Rectorat

(Venez avec des pancartes et/ou banderoles de vos établissements ou écoles)



Assemblée Générale

11h30 à 14h : Amphi Carbonnier, Hôtel Aubaret, 15 rue Sainte-Opportune, Place du marché Notre-Dame

pour discuter de la suite à donner à la mobilisation dans le département pour obtenir satisfaction.



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 Un vent de panique souffle au ministère :

 

Le 29 mars le Ministre écrit aux enseignants : « bien joué, cela a décidé plusieurs collègues à se joindre à la grève » nous écrit un collègue de Poitiers dont l’école sera fermée jeudi 4 mars.

Face à l’ampleur de la mobilisation des enseignants pour le retrait de la loi Blanquer, face à la détermination des grévistes qui, en AG, ont décidé la reconduction de la grève dans de nombreux départements, le ministre de l’Education nationale a adressé par mail à tous les enseignants un ultime plaidoyer pour son « école de la confiance ».

Tout au long de la semaine, les médias sont venus en renfort pour fustiger les prétendues « fake news » circulant dans les réunions, les tracts syndicaux et les réseaux sociaux. Quitte à raconter et écrire à peu près n’importe quoi pour tenter de décrédibiliser les enseignants et leurs organisations syndicales.

Peine perdue !

Si le projet de loi Blanquer est celui des ennemis de l’école de la République, ses propos ne sont pas ceux d’un ministre qui donne « confiance » : ceux sont  plutôt ceux d’un arracheur de dent.

Au lieu d’avoir « un pro de l’école au Ministère », nous avons un pro de la « fake news » !

Pauvre Ecole Publique, pauvre République !

 

Le 30 mars, les cortèges étaient très dynamiques, et denses : 500 à Poitiers place d’Armes, 15000 à Paris, 2500 à Nantes, 5000 à Marseille, 2000 à Toulouse, 1000 à Niort, 2000 à Angers, 3000 à Lyon, 3000 à Bordeaux…

Les enseignants, auxquels se sont joints de nombreux parents d’élèves, ont massivement répondu à l’appel des syndicats FNEC FP-FO, SNUipp-FSU, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP- FSU, CGT Éduc’action et Sud Éducation pour revendiquer le retrait de la loi Blanquer :

« On est là, on est là, même si Blanquer ne veut pas. Nous on est là, pour sauver les maternelles, dire non aux EPSF, même si Blanquer ne veut pas, nous on est là ! Ce projet de loi n’est ni amendable, ni négociable, RETRAIT, RETRAIT de la loi Blanquer ! »

 

Dans une interview, le ministre Blanquer, sous la pression, fait un pas de recul : « Je suis prêt à amender mon projet de loi » sur l’école.

 

Or, dans les manifestations, ce ne sont pas des amendements qui étaient revendiqués mais le retrait total de la loi Blanquer, et avec elle l’abandon du projet de loi de transformation de la Fonction Publique.

Les enseignants, les parents d’élèves alertés par les syndicats, dont FO, ont bien compris les enjeux de cette loi. 


Les mensonges du ministre ne les impressionnent pas :

- OUI l’école maternelle est en danger avec la mise en concurrence avec les jardins d’enfants explicitement cité dans la loi (art 4 bis)

- OUI les écoles communales et les statuts des enseignants des 1er et 2nd degrés sont en danger avec la création des Établissements des Savoirs Fondamentaux (art 6 quarter)

- OUI l’aide aux enfants en situation de handicap va diminuer avec la mise en place des PIAL (chapitre III)

- OUI les contractuels vont augmenter et la création d’AED professeur corvéable à merci est annoncée

- OUI les directeurs sont sur la sellette avec la création d’un statut de directeur hiérarchique qui ne sera pas forcément professeur des écoles

- Et rien sur les revendications des AESH : si le Ministre prévoit de créer 10.000 postes d’AESH, ils ont pour contrepartie la suppression de 20.000 CUI faisant fonction d’AESH qui ne seront donc pas renouvelés !

 

Alors maintenons la pression : partout en France les personnels et parents d’élèves s’informent, se regroupent pour discuter, s’organisent ! Au lendemain de la manifestation réussie du 30 mars, de nouvelles AG sont convoquées, la question de la reconduction de la grève est posée partout.

 

Réunis le 25 mars, « SNUipp-FSU, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP- FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action et Sud Éducation appellent à faire du jeudi 4 avril un prochain temps fort de mobilisations (grève, rassemblements, manifestations…) pour obtenir l’abandon du, projet de loi. »

 

Dans la Vienne une Assemblée Générale départementale intersyndicale est programmée à l’issue du rassemblement pour décider des suites à donner.

 

C’est maintenant que ça se joue !

C’est maintenant qu’il faut bloquer et obtenir satisfaction !


cale




SPIP 3.2.1 [23954] habillé par le Snudi Fo